Le règlement FCI d'agility expliqué : classes, catégories de taille et fautes
Fautes, refus, éliminations, temps de parcours standard, catégories de taille et classes : le règlement international FCI d'agility expliqué simplement, avec des repères sur la place d'organisations belges comme la VOE et DSAB.
L'agility a l'air simple : courir le parcours dans le bon ordre, vite et sans faute. Mais le règlement contient beaucoup de détails qui décident de qui repartira avec la flot. Cet article explique simplement le règlement international de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), l'organisation faîtière de la plupart des sociétés cynologiques européennes.
La source est le règlement FCI d'agility, approuvé en mai 2025 et en vigueur depuis le 1er juillet 2025, avec des modifications approuvées en février 2026. La FCI autorise explicitement les organisations nationales à adapter les règles pour les concours nationaux. En Belgique, des organisations comme la VOE (Hondenfederatie Vrienden onder Eén) et DSAB (DogSport Agility Belgium) organisent leurs propres concours, avec leur propre règlement, leurs propres classes et leurs propres règles de montée. Les grands principes ci-dessous s'appliquent partout, mais vérifiez toujours le règlement de l'organisation à laquelle vous vous inscrivez. Notre guide Participer aux concours d'agility en Belgique explique les particularités belges.
Catégories de taille
Les chiens concourent dans l'une des quatre catégories, selon leur hauteur au garrot (le point le plus haut des omoplates) :
| Catégorie | Hauteur au garrot | Hauteur des haies et du mur | Centre du pneu |
|---|---|---|---|
| S (Small) | moins de 35 cm | 25–30 cm | 55 cm |
| M (Medium) | de 35 à moins de 43 cm | 35–40 cm | 55 cm |
| I (Intermediate) | de 43 à moins de 48 cm | 45–50 cm | 70 cm |
| L (Large) | 48 cm et plus | 55–60 cm | 80 cm |
La catégorie Intermediate a été ajoutée en 2023. Auparavant, un chien de 47 cm devait sauter à la même hauteur qu'un chien de 65 cm, ce qui était dur pour les races de taille moyenne.
Les chiens S, M et I sont généralement mesurés officiellement par un juge, et la hauteur est inscrite dans le carnet de travail ou la licence du chien. Un chien ne peut concourir que dans une seule catégorie.
Classes et niveaux
Il existe deux types de parcours :
- Agility : comprend les obstacles à zones de contact (palissade, passerelle, balançoire).
- Jumping : sans obstacles à zones de contact.
Chaque type comporte trois niveaux :
- Niveau 1 : pour les chiens débutants. Pas d'oxer.
- Niveau 2 : pour les chiens qui ont rempli les conditions nationales pour monter. La FCI donne comme exemple trois classements avec un parcours sans faute.
- Niveau 3 : le plus haut niveau. L'exemple de la FCI : trois parcours sans faute classés dans les trois premiers en niveau 2.
Les critères exacts de montée, et la possibilité ou non de redescendre, sont fixés au niveau national. Beaucoup d'organisations proposent aussi des classes open ou loisir, des parcours par équipes et des jeux en dehors de cette structure.
Âge et conditions de participation
Selon le règlement FCI :
- Les concours nationaux sont ouverts aux chiens de plus de 18 mois, avec ou sans pedigree.
- Les concours internationaux FCI (où le titre CACIAG peut être attribué) sont ouverts aux chiens de plus de 24 mois avec un pedigree reconnu par la FCI (y compris les inscriptions en annexe).
- Les chiens doivent être identifiés par puce ou tatouage, et les handlers ont besoin d'un carnet de travail ou d'une licence valable de leur organisation nationale.
- Les chiennes gestantes, les chiens malades, blessés ou inaptes et les chiens dopés ne peuvent pas concourir. Les chiennes en chaleur sont admises aux concours internationaux FCI.
Les organisations nationales peuvent fixer leurs propres exigences pour les concours nationaux : les règles d'un concours VOE ou DSAB ne sont donc pas forcément les mêmes que celles d'une épreuve internationale FCI.
Le parcours
- Le ring mesure au moins 20 × 40 m.
- Le parcours mesure de 100 à 220 m et compte de 15 à 22 obstacles, dont au moins sept sauts.
- Le slalom doit figurer sur chaque parcours ; le slalom, le pneu et le mur ne peuvent être utilisés qu'une seule fois.
- Un parcours d'agility doit comprendre les trois obstacles à zones de contact.
- Jusqu'à cinq passages en tunnel sont autorisés.
- Le côté naturel de conduite doit changer au moins deux fois, de sorte que les handlers doivent travailler des deux côtés.
Avant le début de l'épreuve, les concurrents font la reconnaissance du parcours sans leur chien. Aucun essai sur les obstacles n'est autorisé. Voyez Reconnaître un parcours d'agility. Envie de concevoir vous-même un parcours selon ces règles ? Notre outil gratuit pour dessiner des parcours tient compte des distances FCI et du nombre d’obstacles.
Pendant le parcours
- Le chien court sans collier ni laisse. Porter un collier entraîne l'élimination.
- Le handler ne peut rien tenir en main : ni jouet, ni friandise, pas même la laisse.
- Le handler peut se placer où il veut et utiliser tous les ordres vocaux ou signaux qu'il souhaite, mais ne peut toucher ni le chien ni les obstacles.
- Le chronomètre démarre quand le chien franchit la ligne de départ et s'arrête quand il a franchi le dernier obstacle dans le bon sens.
Les fautes
Toutes les fautes de parcours se comptent par tranches de 5 points.
Fautes de parcours (5 points chacune)
- Barre tombée : une partie d'un obstacle (barre, élément de mur, élément du saut en longueur) tombe.
- Zone de contact manquée : le chien ne touche pas la zone de contact de descente de la palissade ou de la passerelle, ou l'une des zones de contact de la balançoire.
- Balançoire : le chien quitte la planche avant qu'elle ne touche le sol.
- Pneu : le pneu se sépare pendant que le chien le franchit.
- Slalom : chaque erreur après l'entrée (une faute par tentative).
- Contact du handler : le handler s'avantage en touchant le chien ou un obstacle.
L'équipe continue après une faute ; celle-ci ne doit pas être corrigée.
Refus (5 points chacun, à corriger)
- Le chien s'arrête devant un obstacle, se détourne ou passe à côté.
- Il passe sous une barre de saut ou saute par-dessus un tunnel ou une aile.
- Il met la tête ou une patte dans un tunnel et ressort.
- Il aborde le saut en longueur par le côté.
- Il saute trop tôt d'un obstacle à zones de contact (avant la rampe de descente, ou avant le pivot de la balançoire).
- Une mauvaise entrée dans le slalom.
Un refus ne peut être sanctionné que si le chien se trouve du bon côté de l'obstacle. Les refus doivent être corrigés : le chien doit reprendre correctement l'obstacle avant de continuer.
Pénalités de temps
Si le temps du chien dépasse le temps de parcours standard (TPS), le nombre de secondes de dépassement (au centième près) est ajouté en pénalités de temps. Dépasser le TPS de 2,37 secondes, c'est 2,37 points de pénalité de temps.
Élimination
Parmi les motifs d'élimination :
- Trois refus.
- Prendre un obstacle hors de l'ordre prévu ou dans le mauvais sens.
- Dépasser le temps maximum de parcours.
- Ne pas toucher la rampe de montée de la palissade ou de la passerelle des quatre pattes.
- Faire le slalom à l'envers sur plus de deux portes.
- Le chien porte un collier, se soulage dans le ring, quitte le ring ou n'est plus sous contrôle.
- Le handler tient quelque chose en main, passe par-dessus ou sous un obstacle, part avant le signal du juge ou s'entraîne sur le parcours.
- Une manipulation brutale du chien, ou un comportement inconvenant envers le juge.
En cas d'élimination, vous quittez rapidement le ring, sauf si le juge vous autorise à terminer.
Temps de parcours standard et temps maximum
- Le TPS aux épreuves internationales FCI (Championnat du monde, European Open, Junior Open) correspond au temps du chien le plus rapide ayant le moins de fautes de parcours, majoré de 15 % et arrondi à la seconde la plus proche.
- Le TPS aux concours nationaux est souvent fixé en divisant la longueur du parcours par une vitesse choisie. Un parcours de 160 m à 4,0 m/s donne un TPS de 40 secondes. Le juge choisit la vitesse en fonction du niveau, de la difficulté et du terrain.
- Le temps maximum de parcours correspond à la longueur du parcours divisée par 2,5 m/s en agility ou par 3,0 m/s en jumping. Pour un parcours d'agility de 160 m, cela donne 64 secondes.
Comment fonctionne le classement
- Le total de pénalités le plus bas (fautes de parcours + pénalités de temps) l'emporte.
- À égalité de pénalités, c'est le chien le plus rapide qui gagne.
Un chien rapide avec une barre tombée (5 points) peut donc battre un chien sans faute de parcours mais qui a dépassé le temps de 6 secondes (6 points). Les résultats sont inscrits dans le carnet de travail ou la licence numérique du chien et comptent pour la montée de grade.
Force majeure
Si un élément indépendant de la volonté du handler intervient, comme une barre renversée par le vent ou un obstacle qui bouge, le juge peut arrêter le parcours, faire remettre le parcours en ordre et faire repartir l'équipe. Les fautes commises avant l'arrêt restent comptabilisées, et les nouvelles fautes ne comptent qu'à partir de l'endroit où l'équipe a été arrêtée.
Comportement et esprit sportif
La décision du juge est sans appel. Une manipulation brutale entraîne l'élimination immédiate et éventuellement une plainte. Le club organisateur peut refuser des inscriptions. En bref : soyez gentil avec votre chien, poli avec les bénévoles et les juges, et souvenez-vous que tout le monde est là pour le plaisir.
Les règlements nationaux belges
En Belgique, la plupart des concours du week-end sont des concours nationaux organisés selon le règlement de l'organisme organisateur. Chaque organisation a sa propre licence ou son propre carnet de résultats, sa structure de classes, ses règles de montée et son championnat de saison. La VOE et DSAB ont toutes deux un calendrier chargé, et l'URCSH (KKUSH, Section 4C), en tant que membre belge de la FCI, gère les concours internationaux FCI et la sélection pour les championnats FCI. Lisez notre guide complet de l'agility en Belgique pour découvrir ce qui les distingue.